Expérimenter la valorisation de l’engagement des allocataires du RSA

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Jeudi dernier, j’ai déposé avec d’autres collègues du département une question d’actualité afin que le département s’engage sur des expérimentations afin de valoriser l’engagement des allocataires du RSA.

Conformément aux engagements de campagne que nous avions porté avec Patricia Champion, nous avons abordé ce sujet une nouvelle fois jeudi dernier après l’avoir déjà abordé en octobre 2015.

Aussi, nous avons proposé que le RSA puisse être opposé à des contreparties, ce qui est d’ailleurs le sens des contractualisations RSA signé entre les allocataires et le département même si elles pourraient être approfondies.

En effet, il nous apparaît juste de mettre en place des obligations permettant une réinsertion sociale. Comment ne pas être troublé par la durée de plus en plus longue, pour certains toute une vie, de cet assistanat ?

Le département de la Meuse compte 5134 allocataires du RSA (+ 30 % en 5 ans). Ce sont des personnes éloignées de l’emploi pour certain depuis une longue durée. Si les situations sont particulières à chacun, elles peuvent créer un sentiment de dévalorisation de la personne vis-à-vis d’elle-même, mais également parfois auprès de la population. Par ailleurs, il y a nécessité de faire du cas par cas, car il existe des dizaines de cas spécifiques : certains sont en formation, d’autres ne sont pas en capacité physique ou psychique de rechercher un emploi, des mères peuvent se retrouver seules avec 3 ou 4 enfants à élever…S’il est difficile d’obliger une personne souffrant de trouble de santé à des contreparties, nous ne pouvons balayer d’un revers de la main l’idée d’imposer une activité ou un engagement individuel.

C’est pourquoi nous avons proposé que le Département de la Meuse puisse mener ou expérimenter des initiatives afin de valoriser l’engagement des allocataires du RSA uniquement sur des emplois non marchands comme le programme « territoire zéro chômeur » ou par l’expérimentation d’un service citoyen indemnisé comme en Isère.

Le but est que ceux qui acceptent se sentent valorisés et retrouvent leur dignité, mais en outre que cela enclenche un cercle vertueux avec des actions de formations qui débouchent sur un emploi. Le vrai social, c’est le social par le travail.

Le but est que ceux qui acceptent se sentent valorisés et retrouvent leur dignité, mais en outre que cela enclenche un cercle vertueux avec des actions de formations qui débouchent sur un emploi. Le vrai social, c’est le social par le travail.

Expérimenter la valorisation de l’engagement des allocataires du RSA
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