Conventionner pour un schéma départemental scolaire en Meuse…

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Le 4 février dernier, j’assistais avec d’autres collègues à la Commission Départementale de l’Education Nationale en Préfecture de la Meuse visant à étudier et à se prononcer sur la nouvelle carte scolaire proposée pour la rentrée de septembre 2016.

Si l’académie de Nancy-Metz gagne des élèves, ce n’est pas le cas de la Meuse. Alors que pour la rentrée de septembre 2015, il était attendu une perte de 189 élève dans le primaire, ce ne sont pas moins de 320 élèves de moins qui ont été comptabilisés. Les projections sont elles aussi inquiétantes : -238 élèves en 2016, -422 en 2017, -386 élèves en 2018. Ispso facto le taux d’encadrement de élèves, chiffre significatif pour l’éducation nationale, s’améliore. Il est de 6,06 pour 100 élèves, largement supérieur à la moyenne académique avec 5,46 et à la moyenne nationale qui est de 5,24. Des fermetures de classes étaient donc à prévoir, et ce ne sont pas moins de 17 classes qui étaient proposées à la fermeture.

S’il est parfois difficile de conserver une classe dans certains villages, des regroupements au sein d’un Regroupement Pédagogique Intercommunal ont été mis en place permettant malgré la baisse des effectifs de conserver une offre pédagogique vitale pour la vie de nos communes rurales. La perte d’une classe met également parfois un RPI en péril.

Chaque année pourtant, les mêmes négociations ont lieu lors de ces CDEN, et chacun défend ca et là un poste ou un demi poste pour conserver une classe. Une CDEN qui remet tout à plat chaque année laissant parents et élèves dans l’incertitude mais également les élus locaux qui ne savent pas s’ils doivent investir dans leurs écoles ou pas. Il y a sur cette méthode un manque de lisibilité bien trop important.

Afin de ne plus être sous le couperet des suppressions de postes, nous avons soutenu une proposition de bon sens de l’association des maires : une convention pour un aménagement scolaire Meusien entre l’Etat, le département de la Meuse et l’académie. Le but est d’affirmer une ambition pour la scolarisation de tous les élèves dans le département. Ainsi, un moratoire d’un an sur les fermetures de classe pourrait être mis en place en contrepartie d’une réflexion engagée avec l’ensemble des acteurs (élus, enseignants, parents d’élèves, Etat, DDEN et partenaires syndicaux) pour un définir un schéma d’aménagement tenant compte de notre spécificité rurale. Si la proposition a retenu l’attention du Préfet et de l’Inspecteur académique, elle ne pourra être mise en place en 2016. Une convention sera donc proposée pour 2017, cela pour soutenir nos territoires au travers de la réussite scolaire et de la revitalisation rurale.

Alors que sur le plan local, nous nous débattons pour conserver nos écoles et faire reconnaître la spécificité rurale de notre département, sur le plan national 13.000 postes ont été créés par le gouvernement sur les 60.000 promis par le candidat Hollande. On est loin des engagements à un an de l’échéance de 2017.

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